Benjamin Paulin

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benjamin paulin

Benjamin Paulin est l’homme moderne, un crooner désabusé qui entonne des paroles lourdes de sens avec des mots simples. De la chanson à texte qui pioche dans le meilleur de chaque courant musicaux pour tenter une nouvelle proposition.

Inspiré par Gainsbourg, Leonard Cohen, Leo Ferré, Beck, ODB ou encore Jacques Dutronc, Benjamin Paulin c’est tout simplement de la chanson française qui vit avec son temps et absorbe tous les courants musicaux qui passent à sa portée.

Ce premier album est à la fois un accomplissement et un commencement. Il donne à Benjamin l’occasion d’élaborer avec Logilo (Mc Solaar, Sages Poètes de la rue…) et Regis Ceccarelli (Henri Salvador, Abd al Malik…) une musique plurielle, sans frontière, teintée d’influences diverses du rock à la soul en passant par le hip hop et la pop bien sûr.

Fils de la génération X, il fait le pont entre les tendances et les générations, parlant de tout le monde et à tous les mondes. Un pied dans le passé, l’autre dans le futur, la tête dans les nuages, avec sa voix de crooner il vous fera passer de l’amour le plus naïf à l’ironie la plus froide en un claquement de doigt sur des rythmes effrénés qui n’attendent que vous !

Benjamin Paulin est né à Paris en 1978, juif polonais, italien, suisse allemand, il est ce qu’on appelle un vrai français. Solitaire et singulier, il se réfugie très jeune dans l’écriture. Joyeux pessimiste, fainéant « sur actif », Benjamin cultive ses contradictions jusqu’à en faire sa marque de fabrique. Inspiré par le parcours de son père, le designer Pierre Paulin, il cherche la simplicité du trait qui ne s’acquiert qu’au fil du temps en récompense d’un travail incessant.

Benjamin Paulin infuse ici et là, entre poésie, littérature, slogan publicitaire « Warholien », répliques à la Audiard et humour noir.

Si le monde est tordu, que la politesse vous rend dingue / Si les fleurs ne marchent plus… Dites le avec des flingues. (Dites le avec des flingues)

Jadis avec une barbe et un bonnet, il officiait au sein du groupe de hip-hop « Puzzle ». Après deux albums récompensés d’un fort succès d’estime et un solo (Suicide Commercial), Benjamin devient « l’Homme moderne », soucieux qu’il est de sortir de tout cloisonnement musical et de s’adresser à tous.

Je ne me sens pas comme un gars de 30 piges encore / Plutôt comme deux gosses de 15 ans coincés dans le même corps. (J’ai changé)

Inspiré par Gainsbourg, Leonard Cohen, Leo Ferré, Beck, ODB ou encore Jacques Dutronc, Benjamin Paulin c’est tout simplement de la chanson française qui vit avec son temps et absorbe tous les courants musicaux qui passent à sa portée. Ce premier album est à la fois un accomplissement et un commencement. Il donne à Benjamin l’occasion d’élaborer avec Logilo (Mc Solaar, Sages Poètes de la rue…) et Regis Ceccarelli (Henri Salvador, Patrick Bruel, Abd al Malik…) une musique plurielle, sans frontière, teintée d’influences diverses du rock à la soul en passant par le hip hop et la pop bien sûr.

Fils de la génération X, il fait le pont entre les tendances et les générations, parlant de tout le monde et à tous les mondes. Un pied dans le passé, l’autre dans le futur, la tête dans les nuages, avec sa voix de crooner il vous fera passer de l’amour le plus naïf à l’ironie la plus froide en un claquement de doigt sur des rythmes effrénés qui n’attendent que vous !

Benjamin Paulin, sample les époques pour construire la sienne. Il est l’homme moderne se livrant corps et âme dans ce premier opus qui vous fera voyager surplace.

Site web: http://myspace.com/benjaminpaulin

Une virtuose en dehors du monde de la Chanson : JULIETTE


…Elle est une virtuose. Il y a les pour. Il  y a les contre. Ses détracteurs crient à l’imposture, disent qu’elle est faiseuse et démodée (voir à ce sujet réactions assez violentes dans les commentaires sur fnac.com). Ils ne digèrent pas qu’elle existe. Et il y a les pour, leurs arguments sont nombreux.

Dans les années 90, Juliette Noureddine, a pris la relève avec talent de ses prédécesseurs : Brel, Barbara, Anne Sylvestre. Par la beauté de ses interprétations, par sa générosité sur scène, par le talent de ses musiciens, elle a…injecté du sang neuf dans la Chanson. Sans y ajouter, comme l’aurait voulu une certaine intelligentsia, du rock ou de la pop. Alors certes, à part Sur l’Oreiller ou Lapins, il est difficile de se souvenirs des mélodies longues et travaillées de Juliette. On écoute un cd et souvent…on range…

Car c’est l’atmosphère globale qui séduit, notamment sa présence (d’aucuns diront truculence) sur scène. Parfois ce qu’elle raconte entre les chansons est plus intéressant, plus drôle que les chansons elles-mêmes. Peut-être que c’est ce qu’elle dit entre les chansons qui fait passer la pilule. Et cela, le grand public (notion toute relative tant elle est risquée) approuve. On peut le déplorer, disent certains. Car le public de Juliette n’est pas forcément féru de Chanson française. Il ira voir Juliette, il n’ira pas forcément voir Bernard Joyet, qui a pourtant écrit parmi les plus belles chansons de la chanteuse (Mayerling, il n’est pas de plaisir superflu!).

Juliette a sublimé la Chanson…et a dépassé la Chanson. Tel un astre géant mais lointain. Difficile de la mettre dans le milieu de la Chanson. on l’imagine franchement mal, combien même ce serait le cas, dans une programmation du festival chanson et surranné- ronron de Barjac (qui n’a pas franchement innové ces dernières années, on tourne en rond et un peu autour des mêmes artistes).

Alors on peut dire que Juliette a réussi. Attention, la notion de réussite est toute relative. Réussir c’est exister en étant soi et non en dépendant des modes. Jean-Pierre Réginal à qui j’ai consacré des pages en est l’exemple type. Exister contre ou avec vents et marées. Et les exemples jeunes et moins jeunes ne manquent pas, dont j’ai évoqué le travail.

Un chanteur me disait par mail : tu sais, le milieu de la chanson c’est une chose, la chanson c’en est une autre. En y réfléchissant bien, il semble que ce soit les solitaires, les non-affiliés à un ‘clan’, les ‘monstres’, les ‘fous’ qui donnent à la Chanson ses plus belles lettres de noblesse et sa raison d’être. Et c’est assurément le cas de Madame JULIETTE!

Luc Melmont



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BAZBAZ, album « La Chose » SORTIE le 1er MARS 2010 (Sakifo Records / Wagram)

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« J’aime bien les histoires drôles et tristes à la fois, comme dans les films italiens des années 60. Mais dans la musique il ne faut jamais faire de pathos. Alors je fais rire et pleurer à la fois, toujours sur la frontière. Je suis un mauvais poète, mais un bon musicien. » (Camille Bazbaz)

Ça se passe dans le premier titre de « La Chose », cinquième album signé Camille Bazbaz. La chanson s’intitule « Insectes ». Au premier degré, c’est une pop song aimable, un morceau qui se siffle. Arrangements de cuivre fastueux comme chez Curtis Mayfield, rythmiques délicatement reggae, piano recrachant l’école pop de Liverpool, année 1967.

Sauf que voilà, sous le costume pop, il plane un nuage de cafard. Une sensation punk. Qu’entend-on dans « Insectes » ? « Je suis une enfance de mouche. Je suis une violence qui pleure et qui louche. Et même si j’ai tort, je crache sur la mort.»

Camille Bazbaz est un performer et crooner de premier plan. Une bête de live nominée aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation scénique ».

Les 11 titres de « La Chose » confirment l’impression ténébreuse. Ils disent que l’amour peut être une souffrance. Ils parlent de sexe avec crudité et poésie: « La chose c’est mon truc, le truc c’est mon tic. Il doit y avoir un hic et l’amour, c’est biblique » (« La Chose »). Ce disque balance des constats amoureux glaçants : « Mon corps est là à côté de toi, mais tu n’en veux pas. Il y a comme un froid » (« Sirènes »). Tout ça est jeté au ciel avec la désinvolture des dandys qui savent bien qu’on meurt plus souvent à l’amour qu’à la guerre. Mine de rien il y a du Bashung dans cette façon de faire passer le spleen et la violence en contrebande, planqués derrière les mélodies.

Agenda tournée :

le 07/05 : EMB (Sannois,95)

le 08/05 : Le Cabaret Sauvage (Paris)

le 15/05 : Festival « Alors…chante! » (Montauban, 82)

le 12/06 : Festival MELUSIC (Lusignan, 86)

le 19/06 : Les Invites (Villeurbanne, 69)

le 20/07 : Festival Pleine Lune Montselgues, 07)

le 23/07 : Indétendances/Paris plage (Paris)

le 24/07 : Indétedances/Metz plage (Metz)

le 31/07 : Aymon Folk Festival (Bogny sur Meuse)

le 04/08 : SAKIFO Festival (Saint Pierre, Ile de la Réunion, 974)

le 19/08 : Les Jeudis du Pont (Brest, 29)

le 21/08 : La Solitaire Afflelou (Cherbourg, 50)

le 28/08 : Festival Yffirock (Yffigniac, 22)

le 26/11 : La Cigale (paris)

Stéphan Eicher

Stéphan Eicher

Stéphan Eicher

Stéphan Eicher qui rêve toujours et encore de "déjeuner en paix" se construit une oeuvre musicale très originale, en marge de toutes les modes.
Né le 17 août 1960 à Munchenbuchsee (Suisse)

Celui qui rêve toujours et encore de "déjeuner en paix" se construit une oeuvre musicale très originale, en marge de toutes les modes. Célèbre pour son amour des hôtels (il ne les quitte jamais sans avoir photographié la chambre qu’il occupe !), il donne à son album le plus célèbre le nom du Casino/hôtel dans lequel il a conçu ses chansons : "Engelberg". Le visage anguleux, cette démarche féline, il la doit sans doute à ses origines gitanes : son père gagne sa vie comme violoniste de jazz. Solitaire, sa curiosité sans borne lui permet d’acquérir une culture importante. Comme beaucoup de jeunes, Stephan crée un groupe de rock. Grauzone, spécialisé dans le punk, enregistre un 45 tours remarqué en Allemagne : "Eisbar". Exigeant, peu sûr de lui, c’est la rencontre avec Martin Hess, son futur manager, qui va tout déclencher. Stephan Eicher étonne avec une musicalité originale, basée sur la musique électronique : "Chansons bleues" lui permet de se faire une place, le triomphe ne viendra que deux ans plus tard, en 1986 avec l’album "I tell this night". En effet, le titre "Two people in a room" devient rapidement un tube. La première rencontre avec le public de l’Olympia conforte l’évidence : une vedette est née. Le troisième album "Silence" cartonne de nouveau grâce au titre "Combien de temps".

Peu enclin à suivre une route toute tracée, Stephan Eicher propose avec son quatrième album un son acoustique plus travaillé : les véritables instruments deviennent une nouvelle base de réflexion. "My Place" étonne, "Sois patiente avec moi" séduit. 1991 reste une grande année avec la parution d’"Engelberg". De nombreux textes sont signés du romancier Philipe Djian, alors très à la mode. "Déjeuner en paix" devient succès mondial. En 1993, "Carcassonne" marque un nouveau tournant musical avec une recherche acoustique encore plus poussée. Les nombreuses tournées qui suivent donnent lieu à un album live très coloré : "Non ci badar, guarda e passa". Il faut attendre 1996 pour entendre un nouvel album, ce sera "1000 vies", qui déçoit un peu avec un son électronique très poussé. Notons que le chanteur mélangetraditionnellement les langues dans ses albums : les titres en français côtoient d’autres en anglais et en allemand avec une grande liberté. "Louanges", en 1999, ramène le chanteur à Engelberg où il enregistre cet album. "Venez danser", sans atteindre le triomphe de ses précédents titres, marche bien. Aujourd’hui sort "Hotel’s", un double album composé de reprises et de quelques nouveaux titres.
Solitaire, errant, insaisissable : Stephan Eicher participe de la vie de la chanson internationale avec une recherche permanente de la perfection.

The Eagles

The Eagles

The Eagles

Incarnation de la country puis du rock californien, les Eagles ont drainé des milliers de fans derrière eux durant les années 70.
" Hotel California ", l’une des cinq plus grosses ventes de l’histoire du rock, a fait d’eux un groupe de légende.

Les Eagles prennent leur envol en 1971 depuis Los Angeles. Un nid que leur fabrique John Boylan. Le producteur de Linda Ronstadt, conscient du potentiel de Glenn Frey, de Randy Mesner au chant et à la basse, de Bernie Leadon au chant, à la guitare et au banjo, et de Don Henley au chant et à la batterie, les prend sous son aile. En 1972, leur premier album, sobrement intitulé " The Eagles ", leur apporte un succès quasi immédiat, notamment avec " Take it easy " et " Witchy women ".
En 1973 sort " Desperado ", également enregistré à Londres. " Desperado " et " Tequila sunrise " donne à l’album toute sa substance. L’année suivante, le groupe, qui compte désormais le guitariste Don Felder, triomphe non plus seulement sur la côte californienne mais également sur la scène internationale grâce à " On the border ". Le disque est un énorme succès commercial assuré par " Already gone ", " James Dean " et " The bets of my love ". Suit alors une tournée américaine et européenne.
En 1975, les titres " Lyin’ eyes " et " Take it to the limit " assurent le succès de l’album " One of these nights ", disque d’or quinze jours seulement après sa sortie. Ce triomphe est le dernier de Bernie Leadon, du moins avec les Eagles, puisque, déçu par la tournure musicale que prend le groupe, il s’en va. Il est remplacé par Joe Walsh.

Un hôtel hors catégorie

En 1976, sort le désormais légendaire " Hotel California " (qui n’est autre que le Beverly Hills Hotel de Sunset Boulevard, représenté de nuit sur la pochette à fond bleu, entouré de palmiers). Plus de 9 millions d’exemplaires achetés l’année suivant sa sortie. L’album, sur lequel se trouve " There’s a new kid in town ", sonne le glas de la country et l’avènement du rock chez les Eagles.
Le groupe est adulé des deux côtes de l’Atlantique. Les tournées s’enchaînent aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, à l’exception de la France.
Alors que Randy Meisner est remplacé par Timothy B. Schmit, le groupe sort en 1979 un double album, " Eagles live ", dont cinq des quinze titres, remontent à des concerts enregistrés en 1976 du temps de Randy Meisner.
En 1982, le couperet tombe, le groupe, cloisonné dans une vision réductrice et étriquée qui célèbre le surf, la décadence et l’individualisme de la Californie, se sépare.
Pourtant, douze ans plus tard, les Eagles, qui n’avaient jamais exclus de rejouer ensemble, se retrouvent pour un concert acoustique télévisé. La représentation est suivie de l’album " Hell freezes over " sur lequel on retrouve d’anciens titres revisités et quatre inédits, dont " New York minute ".
Une tournée américaine est alors organisée jusqu’à ce que, selon la version officielle, Glenn Frey tombe malade. De nouveau en 1996, des concerts européens sont annoncés avant d’être annulés manu militari.